L’ONIRISME BOTANIQUE DE PATRICIA GIUDICELLI SISTER

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MUES Design, agence de graphisme d’intérieur spécialisée dans la création et l’édition de papiers peints, aime croiser les influences et enrichir ses collections de collaborations audacieuses. L’agence invite régulièrement des artistes à partager leurs univers et leurs techniques en exprimant leur talent et leur art sur papier peint.

Cette fois-ci, place à la photographie et à l’univers magnétique de Patricia Giudicelli Sister qui a sélectionné pour MUES Design une des images de sa série Natural & Power, un impressionnant travail sur les végétaux qui a été l’occasion pour la talentueuse photographe de mode de s’essayer avec brio à l’exercice des natures mortes. Dans cette série, Patricia Giudicelli Sister utilise la lumière et les contrastes à la manière du Caravage pour capturer les derniers instants de vie et de beauté de fleurs de lys, de pavots et de capucines, tour à tour mises en scène comme les allégories des vanités de la peinture du 17ème siècle.

Le nouveau papier peint SUCCULENTUS édité par MUES Design a été réalisé à partir d’une image de cette série photographique.  Dans un esprit « cabinet de curiosité », ce nouveau motif joue sur l’effet miroir et le clair-obscur. Avis aux amateurs d’onirisme botanique !

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FOCUS SUR LA PHOTOGRAPHE PATRICIA GIUDICELLI SISTER ET SA SÉRIE NATURAL & POWER

Après ses études aux Beaux-arts, Patricia a choisi le milieu de la mode et s’y est rapidement fait un nom en tant que photographe. Son goût pour le voyage lui a également inspiré plusieurs reportages et après de nombreux séjours à l’étranger, Patricia est revenue en France pour continuer à exercer son métier de photographe de mode en menant, en parallèle un travail plus personnel, dont la série végétale Natural & Power.

Dans cette série, Patricia utilise la lumière et les contrastes pour capturer les derniers instants de vie et de beauté des fleurs et de leurs feuillages, pour leur donner un dernier souffle, un dernier éclat avant une éternelle obscurité. Telles des allégories du temps qui passe, des fleurs de lys, de pavot, des capucines…sont tour à tour mises en lumière, dans une mise en scène qui rappelle celle des vanités des peintres du 17ème siècle comme Le Caravage.

Natural & Power a fait l’objet de plusieurs expositions ces dernières années, notamment à Marseille à l’Hôtel C2, aux Entrepôts Armand Fabre et à la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode.

Commencé en 2014, ce travail sur les végétaux est toujours en cours. Dès qu’elle en trouve le temps, Patricia complète cette belle série avec de nouvelles mises en scènes végétales.

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PATRICIA, POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI LA PHOTOGRAPHIE ?


J’étais jeune quand j’ai découvert la photographie. Cela a été alors pour moi un incroyable moyen d’exprimer mes émotions. Je suis devenue la personne que je suis grâce à la photo. Et puis travailler dans la mode me permet de créer des histoires et des univers que peuvent m’inspirer un mot ou un film et je trouve cela c’est très excitant d’avoir cette possibilité de m’échapper régulièrement du monde dans lequel je vis.

VOUS ÊTES À L’ORIGINE PHOTOGRAPHE DE MODE, COMMENT VOUS EST VENUE L’IDÉE DE LA SÉRIE VÉGÉTALE NATURAL AND POWER ?


L’origine de Natural & Power, que j’appelle aussi Floraison, coïncide avec un moment de ma vie où j’ai ressenti le besoin de rendre mon quotidien plus expressif. Et c’est en fait après avoir vu un reportage sur Serge Gainsbourg intitulé « La beauté cachée des laids », qu’un bouquet flétri sur ma table m’a fait apparaître la beauté cachée des fleurs juste avant qu’elles ne fanent, juste avant leur mort… j’ai voulu sublimer ce bouquet, lui redonner une vie. Cela a été le point de départ de toute cette série.

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LA MISE EN SCÈNE, LA LUMIÈRE… TOUT EST TRÈS TRAVAILLÉ. COMMENT PROCÉDEZ-VOUS ?


Tout d’abord, je choisis toujours les fleurs à l’émotion, au ressenti. Puis lorsqu’elles sont sur le point de faner, je les froisse, j’incurve leurs pétales, je ficelle les tiges pour créer des courbes et du mouvement. Je les mets ensuite en scène, j’utilise notamment des petits miroirs pour créer des effets de lumière. J’aime l’ombre opposée à la lumière, le clair-obscur qui donne l’illusion du relief et du contraste. Et puis je développe la photo sur le logiciel Lightroom.

TOUTE CETTE SÉRIE FAIT BIEN SÛR BEAUCOUP PENSER À LA PEINTURE DU 17ÈME SIÈCLE ET AU CARAVAGE. QUELLES SONT VOS PRINCIPALES SOURCES D’INSPIRATION ?


Ma formation aux Beaux-arts m’influence beaucoup, j’aime imiter la peinture en travaillant la texture, la lumière, le contraste. Souvent on me demande si c’est de la peinture et j’en suis ravie, l’illusion est réussie !

En ce qui concerne la photographie, j’admire le travail d’Ansel Adams et d’Albert Watson, la perfection de leur noir et blanc, leur sens du détail, rien n’est laissé au hasard. On ressent dans leurs photos cette conscience que la lumière est l’essence même de l’image. Leur traitement de la lumière m’a beaucoup inspirée pour réaliser la série Natural and Power.

Je suis également fascinée par la réalité des portraits de Paul Strand, leur vérité m’émeut beaucoup.

Et puis il y a bien sûr Helmut Newton, mon plus gros coup de foudre… Je suis extrêmement sensible aux oppositions et Helmut Newton c’est la vulgarité mêlée au luxe et à la sophistication, une provocation spéculaire ! La nature morte du croupion de poulet et des bijoux est d’une force incroyable… Certains trouvent le travail d’Helmut Newton vulgaire, moi j’y vois au contraire la liberté de la femme. Dans ma chambre j’ai trois visuels de lui, dont un signé !

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DANS QUEL CONTEXTE AIMEZ-VOUS TRAVAILLER ?


Musique soul à fond, je fouine sur internet, surtout sur Pinterest. Je fais du brain storming. Dés qu’une image, un graphisme ou un mot m’interpelle, je l’archive, l’annote et le classe dans un dossier selon l’inspiration et puis un jour je décide de trier et l’idée me vient !

QU’APPRÉCIEZ-VOUS LE PLUS DANS VOTRE ACTIVITÉ ?


Selon le photographe Albert Watson, « parfois, la route qui mène à l’image n’est pas claire. Ce n’est qu’en arrivant au bout du chemin que vous savez que vous avez réussi. C’est un vrai mystère ».

Comme Watson, ce que j’aime dans mon activité, c’est travailler dans le mystère et la surprise. Je commence un travail autour d’une fleur parce que celle-ci me séduit, mais je ne connais jamais vraiment à l’avance le résultat. Je travaille comme un artisan qui façonne. Je cherche, je teste, je jette, je recommence… j’angoisse même parfois ! Et puis soudain le résultat est là, une de mes images m’émeut et alors là je suis la plus heureuse !

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QU’EST-CE QUI VOUS A SÉDUIT DANS L’IDÉE DE RÉALISER UN PAPIER PEINT EN COLLABORATION AVEC MUES DESIGN ?


L’idée m’est venue grâce à Maryline Bellieud-Vigouroux, Chargée des Relations Publiques et du Mécénat pour la Maison Méditerranéenne des Métiers de la Mode qui en voyant la série Natural & Power a immédiatement pensé que ces images pouvaient avoir une autre vie, dans la décoration et notamment la tapisserie. Le papier peint habille les murs comme le vêtement habille l’homme ! J’ai commencé par faire des essais de mon côté, en démultipliant ou en associant des images… et puis un jour j’ai découvert MUES Design dans MilK, j’ai contacté l’agence qui a été très enthousiaste en découvrant mes images et nous avons transposé ensemble mon travail sur papier peint.

PARMI LES COLLECTIONS MUES DESIGN, QUELS MOTIFS ONT VOTRE PRÉFÉRENCE ?


CAROLINE et CHLOÉ, deux motifs très végétaux ! J’aime bien CAROLINE pour sa fraîcheur et son côté ludique, CHLOÉ pour l’assemblage et l’effet kaléidoscopique que j’utilise aussi dans mes photos. 

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QUELS SONT VOS PROJETS ? ENVISAGEZ-VOUS DE NOUVEAUX VOYAGES ?


J’ai en attente dans mon bureau de grands panneaux remplis de coquelicots que j’ai cueillis en juin. J’ai laissé faner leurs pétales et tordu leurs tiges. J’ai commencé une composition mais ces pétales sont extrêmement fragiles et délicats à déplacer, cela prend un temps fou ! Je cherche encore l’arrangement qui aura une force expressive, je fais des tests photo comme le peintre avec ses esquisses ; tant que la composition ne me satisfait pas, je recommence.

J’ai aussi accumulé des milliers de mégots, je suis attirée par tout ce que l’on jette et que l’on croit fini ! J’aimerais leur redonner une vie. Pour le moment je n’ai pas encore trouvé la mise en scène, mais cela viendra un jour !

Je voyage au moins trois fois par an. J’aime aller ailleurs, voir ce qu’il s’y passe ! Je projette de repartir dans les grands parcs américains, ce sont des paysages grandioses dans lesquels on se retrouve tout petit, la nature y est spectaculaire et c’est très apaisant. J’ai été éblouie par Antelope Canyon, quelle incroyable oeuvre de la nature ! Je retrouve dans ces décors le travail d’Ansel Adams, c’est très émouvant.

QUELLE EST LA DERNIÈRE EXPOSITION QUI VOUS AIT PLU ?


Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie à Paris. J’y suis retournée plusieurs fois tellement j’étais stupéfaite par le talent de cet artiste de pouvoir transcrire autant de force et de beauté à partir d’un drame, mais aussi par la créativité de son message « disparaître pour se faire remarquer », par son engagement et par le temps de travail nécessaire pour réaliser une image !

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Pour en savoir plus sur le travail de Patricia Giudicelli Sister, rendez-vous sur son site ! Et si vous avez été hypnotisé par le papier peint SUCCULENTUS, vous trouverez l’antidote sur la e-boutique de MUES Design 😉

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JAMINI, UNE MARQUE CHIQUEMENT ETHIQUE

ENTRETIEN AVEC USHA BORA, CRÉATRICE DE LA MARQUE

 

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Usha Bora, créatrice de la marque de linge et d’accessoires de maison Jamini et Mélissa Coat, fondatrice de la marque de papiers peints MUES Design, se connaissent depuis longtemps. Lorsqu’elle n’était encore qu’étudiante, Mélissa gardait les enfants d’Usha. Dix ans plus tard, les deux créatrices se sont retrouvées autour d’un projet de rénovation d’une maison à la campagne.

C’est en fait à l’origine pour décorer sa résidence en Normandie que la créatrice de Jamini a eu l’idée de décliner son motif phare Deeya sur papier peint. Pour ce projet sur-mesure, Usha a fait appel à MUES Design qui a d’abord imprimé les feuilles du motif sur un fond bleu-vert foncé, avant de les habiller de dorure, une par une et à la main, à l’aide de tampons de bois sculptés par les artisans de Jamini en Inde.

Vraiment satisfaites du résultat, les deux créatrices ont souhaité prolonger cette aventure commune en éditant chez MUES Design une version sans dorure du papier peint DEEYA agrémenté simplement de quelques notes d’ocre, pour obtenir un feuillage si raffiné, qu’on en sentirait presque le parfum…

 

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FOCUS SUR LA MARQUE JAMINI ET SA CRÉATRICE USHA BORA

Jamini. En hindi, le mot décrit la couleur pourpre qui teinte les pétales des fleurs de lotus tapissant à perte de vue les terres humides de l’Assam, la région la plus orientale de l’Inde, aux frontières avec le Bhoutan et le Bangladesh.

Marque franco-indienne, Jamini souhaite proposer un ailleurs qu’on arrive aisément à faire sien, rappeler tout ce que les héritages culturels peuvent apporter et faire résonner couleurs et motifs dans un folklore actuel. Jamini c’est d’abord une magnifique collection de linge de maison qui sait mêler avec élégance soies précieuses, laines rares, cotons et papiers. Mais la marque propose aussi une belle collection de meubles, des sacs, des bijoux et de jolis carnets d’écriture.

Fenêtre ouverte sur la culture indienne et ses artisanats, Jamini sait mettre en lumière les précieux savoir-faire d’hommes et de femmes amoureux de leur terre, de leurs traditions et de leurs gestes. Derrière chacune des matières et chacun des procédés artisanaux utilisés pour fabriquer les produits Jamini, il y a d’abord la volonté de faire connaître de belles traditions et de les sublimer dans une forme de modernité qui respecte à la fois les hommes et les femmes qui les perpétuent mais aussi leur environnement.

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USHA BORA, VOUS ÊTES NÉE EN INDE, DANS LA RÉGION D’ASSAM, COMMENT ÊTES-VOUS DEVENUE LA CRÉATRICE DE JAMINI À PARIS ?


Je suis une « fille de la terre », j’ai grandi dans des plantations de thé auprès des rhinocéros et des éléphants dont mon grand-père avait la charge. Mais adolescente j’ai dû quitter cette terre de beauté et partir pour étudier, d’abord à New Delhi puis à Ahmedabad. Mon diplôme d’école de commerce en poche, je suis partie à Hong Kong pour prendre la direction marketing d’une société américaine. Puis je me suis finalement installée sur le Vieux Continent pour travailler à Paris chez L’Oréal.

Avec la naissance de mon premier enfant, j’ai ressenti un besoin très profond de travailler en lien et en cohérence avec mon pays natal. J’ai effectué quelques missions en tant qu’acheteuse textile qui m’ont alors confortée dans mon désir de faire valoir la beauté et le raffinement des artisanats indiens. Jamini s’est finalement imposée à moi de façon évidente, comme une aventure esthétique mais aussi comme la voie d’un engagement sincère et porteur de valeurs que j’estime indispensables pour pouvoir susciter le beau : le temps, le respect des savoir-faire et des environnements naturels et humains.

JAMINI SEMBLE ÊTRE EN EFFET UNE MARQUE PARTICULIÈREMENT ATTACHÉE À LA PROTECTION DES HOMMES ET DE LEUR ENVIRONNEMENT… 


Oui, l’ambition de Jamini est de produire une esthétique contemporaine qui soit à la fois respectueuse et de qualité. Ayant grandi dans la forêt tropicale d’Assam autour des plantations de thé, j’ai baigné dans la nature. Mes parents sont très attachés à sa protection, j’ai été sensibilisé depuis ma naissance à sa sauvegarde. Quand je crée chaque pièce de Jamini, je m’en inspire énormément : les motifs, les couleurs, jusqu’à l’esprit même de chacune de mes collections.

Toutes nos pièces sont le fruit d’une histoire d’amour pour les savoir-faire et les personnes qui détiennent ces traditions textiles depuis des millénaires. Je pense notamment à notre gamme de paniers fabriqués à partir de la jacinthe d’eau par des femmes en Assam. Cette fibre végétale est en abondance dans nos rivières mais l’inconvénient de cette croissance, c’est qu’elle empêche la navigation des pêcheurs et diminue le taux d’oxygène. Le gouvernement a proposé alors une solution : monter un programme à la fois écologique et socio-économique qui permettrait aux femmes des villages de diversifier leurs revenus tout en réapprenant le tissage de la jacinthe d’eau, savoir-faire qui a peu à peu disparu.

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POUR SES JOLIS CARNETS, JAMINI A RECOURS À UNE ÉTONNANTE MATIÈRE PREMIÈRE …


Pour ses carnets d’écriture, Jamini fait appel à un procédé de fabrication d’un papier de qualité, qui ne boit pas et qui n’abîme pas le trésor de la forêt d’Assam, un papier qui est fait à partir … d’excréments de rhinocéros et d’éléphants ! Soucieux de préserver les ressources naturelles de sa terre et de fournir du travail aux femmes de la forêt, mon père a inventé ce procédé. En parallèle et en complément de cette entreprise de fabrication de papier, ma famille a également créé une association qui lutte contre le braconnage et la déforestation, menace écologique dont on parle trop peu.

DANS QUEL CONTEXTE AIMEZ-VOUS TRAVAILLER ?


J’aime travailler dans une ambiance calme et lumineuse pour pouvoir réfléchir et créer. Je mets tout par terre – dessins, motifs, échantillons couleurs, broderies … avec en fond, la musique de Bowie ou de Prince !
 
QU’APPRÉCIEZ-VOUS LE PLUS DANS VOTRE ACTIVITÉ ?


Quand j’ai lancé Jamini, j’avais en tête de créer des pièces magnifiques qui combinent excellence des savoir-faire indiens et esthétique française. Je voulais me rapprocher de mes origines indiennes tout en les coïncidant avec ma vie et mes rencontres en France. Et ce que je préfère dans mon activité, ce sont justement ces rencontres que j’ai l’occasion de faire en tant que créatrice de Jamini. Quand je rencontre une personne avec une histoire passionnante, je réfléchis immédiatement à comment je pourrais l’intégrer à celle de Jamini. Ces rencontres peuvent déboucher sur de futures collaborations et même devenir ensuite, de belles amitiés. 

QU’AVEZ-VOUS APPRÉCIÉ DANS VOTRE COLLABORATION AVEC MUES DESIGN ?


Plus qu’une artiste talentueuse, Mélissa fait partie avant tout de la famille. Nous nous connaissons depuis tellement longtemps et collaborer avec elle fut un réel plaisir. J’ai aimé sa gentillesse, sa motivation, son côté professionnel et aussi… son sourire incomparable !

QUELS SONT VOS PROJETS, VOS PROCHAINS VOYAGES ?


Pas mal de projets en cours, c’est dur de tous les citer ! Par exemple, cet automne, nous avons collaboré avec de très jolies marques dont nous adorons l’histoire telles que Bergamotte et Fragonard. Avec Bergamotte, nous avons réfléchi ensemble à un duo de plantes tropicales que nous trouvons en Assam afin de transformer les intérieurs parisiens en jungle urbaine. Ces plantes viendront avec deux cache-pots imprimés à la main de motifs irrésistiblement graphiques. Avec Fragonard, c’est une gamme d’accessoires que nous avons créée ensemble : écharpes dans une matière douce et raffinée, la soie Eri, pochettes brodées et sacs de voyage, le tout dans des motifs et couleurs chatoyantes, très Fragonard.

En ce qui concerne mon prochain voyage, mon compagnon de vie et moi rêvons de découvrir la Colombie. Ses couleurs, son énergie et son architecture nous attirent et ce sera ma première fois en Amérique du Sud, donc hâte de découvrir cette belle culture !

QUELS SONT VOS DERNIERS COUPS DE CŒUR DÉCO ?


J’aime beaucoup la tendance urban jungle qui donne vie et apaise chaque pièce. Chez moi ou en boutiques, il faut qu’il y ait des plantes partout. Cela m’évoque la campagne et mon enfance en Assam où la forêt et la nature prédominent.

PARMI LES COLLECTIONS MUES DESIGN, QUELS MOTIFS ONT VOTRE PRÉFÉRENCE ?


Hassanatou et Caroline, pour leurs couleurs, leurs motifs à la fois ethniques et frais.

QUELS PROJETS POUR JAMINI CES PROCHAINS MOIS ?


Suite à mon dernier voyage que j’ai effectué dans le Gujarat en Inde, je suis revenue très inspirée par les couleurs et les motifs très chaleureux des peuples nomades du désert de Kutch, des peuples du soleil à l’identité très forte. La collection Automne/Hiver que nous venons de lancer, Desert Song, est une sorte de traversée sauvage au cœur de cette région tribale du Nord-Ouest de l’Inde, avec des broderies, des imprimés faits main et  des motifs très graphiques tissés et réalisés par des artisans experts venant d’Ajrakhpur et d’Assam.

Aussi, dans quelques semaines, nous ouvrirons notre premier corner américain dans le premier concept store bohochic de New York, le Marché Maman qui fait à la fois coffee-shop, lieu de rencontres et boutique ! A vite découvrir car ce sont seulement quelques marques pointues en lifestyle qui ont été sélectionnées et l’endroit est juste magnifique !

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Retrouvez le papier peint DEEYA sur la e-boutique de MUES Design !

Quant aux belles créations Jamini, rendez-vous sur le site de la marque et dans ses deux jolies boutiques parisiennes situées 10 rue Notre-Dame de Lorette dans le 9ème et 10 rue du Château d’Eau dans le 10ème.

Allez voir aussi le magnifique blog de Jamini pour faire le plein d’inspirations voyages et déco !

LE RÉTRO CHIC DE JARDIN PAMPLEMOUSSE

ENTRETIEN AVEC FLORENCE DE GUERRY, CRÉATRICE DE LA MARQUE

 

Florence de Guerry

 

Jardin Pamplemousse, l’élégante marque de décoration d’intérieur spécialiste du motif végétal, vient de réaliser son premier papier peint d’après son motif RODRIGUES avec l’aide de MUES Design.

La douceur de son fond poudré, le velouté de ses nuances de gris, l’exotisme de ses palmes… RODRIGUES vous propose un voyage dans le temps, une balade sur la Croisette d’autrefois, celle des grands films classiques en noir et blanc dans lesquels la diction des acteurs était ronde et lente, la lumière enveloppante et le contraste flatteur. Nouvelle étoile de la tendance végétale et tropicale, le papier peint RODRIGUES sait donner aux intérieurs Technicolor une allure chiquement rétro !

 

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COUP DE PROJECTEUR SUR JARDIN PAMPLEMOUSSE ET SA CRÉATRICE, FLORENCE DE GUERRY

 

À l’origine de Jardin Pamplemousse, il y a un voyage à l’Ile Maurice, qui inspira tout d’abord à Florence de Guerry une collection d’encadrements végétaux. La marque fut lancée en 1996 et ces herbiers épurés trouvèrent rapidement leur public, devenant alors le symbole de Jardin Pamplemousse. Très vite, la marque donna naissance à des collections de mobilier, d’assises, d’enfilades, de commodes, de cabinets, de bureaux et tables basses, déclinant une certaine idée d’un confort intemporel, efficace et élégant.

Des herbiers contemporains qui prennent vie dans des cadres monumentaux, aux fauteuils profonds qui revisitent un confort néo-vintage, la marque oscille entre bohème chic et lignes indémodables, venant ainsi répondre au besoin de fonctionnalité inhérent à notre époque. Usant avec légèreté d’un modernisme mâtiné d’esprit citadin, Jardin Pamplemousse acidule en douceur les intérieurs, à travers des compositions animées de touches de couleur. Dans toutes ses collections, la marque cultive un lien essentiel avec la nature en sélectionnant de beaux matériaux, comme l’essence de chêne ou de noyer pour le mobilier, ou le choix de beaux lins et cotons pour les rideaux et coussins.

Conseiller, aménager et équiper des hôtels, des résidences haut-de-gamme et des bureaux, c’est le quotidien et le cœur de métier de la marque depuis ses débuts. Angola, Polynésie, Portugal, Paris, La Baule, Marseille… la marque accompagne ses clients architectes partout dans le monde.

C’est dans ce même esprit du voyage que Jardin Pamplemousse a choisi d’exposer ses collections, en les mêlant à de belles pièces chinées aux quatre coins du monde, dans un élégant showroom situé 105 rue Mademoiselle, dans le 15ème arrondissement de Paris.

 

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FLORENCE DE GUERRY, COMMENT ETES-VOUS DEVENUE DÉCORATRICE D’INTÉRIEUR ?


J’ai toujours été attirée par la création et le travail manuel, j’ai d’ailleurs ouvert ma première galerie d’encadrement de tableaux à l’âge de vingt ans. C’est en revenant d’un voyage à l’Ile Maurice, quelques années plus tard, qu’une réflexion sur le travail de l’herbier tropical est née. Cela a engendré la création de la marque Jardin Pamplemousse, il y a maintenant vingt-deux ans.

QUELLES SONT VOS PLUS GRANDES INFLUENCES ?


Les végétaux et en particulier les palmiers me passionnent. Je puise également beaucoup de mon inspiration dans le modernisme brésilien de la deuxième moitié du 20ème siècle.

QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DANS LE PROCESSUS DE CRÉATION D’UN MOTIF JARDIN PAMPLEMOUSSE ?


Je passe beaucoup de temps dans mon atelier à élaborer de nouveaux tableaux et compositions végétales. Ce travail est très inspirant et j’y puise mes idées de textiles, d’impressions sur lin et depuis peu, des collections de papiers peints en collaboration avec MUES Design.

QU’EST-CE QUI VOUS A SÉDUIT DANS CETTE COLLABORATION AVEC MUES DESIGN?


La fondatrice de MUES Design, Mélissa, m’a été présentée par l’une de mes amies architectes d’intérieur, Céline Moschéni. J’ai tout de suite compris que nous partagions la même exigence du rendu végétal. MUES Design a parfaitement su retranscrire ce souci du détail.

 

Retrouvez RODRIGUES et son glamour sur la e-boutique MUES Design !

INSECTA par Charlotte Quillet, une artiste qui fait le Bzzzzz !

Comme chacun sait, nous aimons enrichir nos collections par des collaborations artistiques audacieuses. Favorisant l’échange avec d’autres univers créatifs, nous invitons régulièrement divers artistes aux techniques toujours très différentes et au talent certain à exprimer leur art sur papier peint.

Notre invité du moment c’est Charlotte Quillet.

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Charlotte Quillet a 26 ans et vivait à Paris jusqu’à ce qu’elle découvre l’inspirante ville de Londres dans laquelle elle s’est dernièrement installée. C’est perchée au 3ème étage d’une charmante petite maison, dans un cocon proche du Cabinet de Curiosité et peuplé de planches anatomiques, de Cactées et autres plantes carnivores de toutes sortes, qu’elle aime travailler, en disséquant, analysant et reproduisant le monde qui l’entoure avec une touche très graphique qui lui est propre.

Son BAC d’Art Appliqués en poche, Charlotte Quillet commence sa carrière d’artiste par 5 années d’étude dans le cinéma d’animation 3D.

Elle se remet ensuite à dessiner en utilisant, le plus souvent, les outils numériques qui lui sont de plus en plus familiers et qui l’aident à exercer le métier-passion d’ « artiste en texture » qu’elle exerce depuis maintenant 3 ans.

Elle développe alors une nouvelle approche du dessin, avec une volonté d’aller toujours plus loin dans le détail et de donner aux traits une finesse extrême, ce qu’elle obtient aisément, armée d’une patience hors pair. Elle tient cependant, à garder des formes épurées et stylisées qui tranchent avec cette texture complexe et nette.

Très vite, Charlotte Quillet va allier ses connaissances 3D et sa passion pour le dessin et c’est en 2013 qu’elle expose pour la première fois chez Les Cailles de luxe une série de dix portraits d’animaux nocturnes, en positif et en négatif qui traduisent l’idée du jour et de la nuit. Cette première entrée dans l’univers de l’illustration permet à Charlotte Quillet de faire évoluer son trait et sa technique en réalisant d’autres portraits de ce type qui seront exposés dans plusieurs galeries comme Sergent Paper, ou encore AOC pour ne citer qu’elles.

Elle travaille actuellement sur les thèmes du végétal et du microscopique, en testant de nouvelles textures, avec pour référence le travail d’Ernst Haeckel dont les dessins la fascinent.

Si vous souhaitez aller voir son travail de plus près, cliquez ici.

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QUEL EST TON HISTOIRE, TON PARCOURS ARTISTIQUE ?

Pour commencer, j’ai passé mon enfance près d’une forêt en Normandie dans laquelle je voyais toutes sortes d’animaux : écureuils, renards, sangliers, lièvres, biches, cerfs ou hérissons. ils me fascinaient déjà beaucoup. Il y avait aussi beaucoup d’objets plutôt originaux et graphiques dans la maison de mes parents qui ont su m’intéresser très tôt à la peinture et au design. Mon père qui avait fait ses études en architecture m’a fait grandir avec ses stylos Rotring entre les mains et m’a transmit le plaisir de dessiner avec.
J’ai pris des cours de peinture à l’huile vers l’âge de 12 ans et à la fin du collège j’ai été acceptée au lycée Laplace à Caen en Arts Appliqués. J’ai littéralement a-do-ré mes études pendant lesquelles je me suis intéressée de près au fusain et à la réalisation de différents portraits. Ma première approche du noir et blanc a aussi débuté à cette époque.
J’ai ensuite enchaîné avec 5 années d’études dans l’univers de la 3D, qui m’ont permis, d’abord, d’être plus rigoureuse et technique, mais aussi, d’élargir ma culture cinématographique et artistique.

 

QUELLES SONT TES INSPIRATIONS ?
COMMENT DÉFINIRAIS-TU TON UNIVERS CRÉATIF ?
J’ai toujours été intéressée par la finesse de trait et j’aime voir ce que les autres ne voient pas du premier coup. Je regarde beaucoup de documentaires animaliers et scientifiques aussi.
Il y a quelques années, j’ai découvert un tout petit livre sur la symétrie qui m’a conduite vers un autre livre sur le travail d’un biologiste allemand du nom d’Ernst Haeckel, qui est devenue mon encyclopédie.
Le travail de Klaus Kemp qui fait des compositions magnifiques à partir de cellules vivantes, ou encore celui de Markos R. Kay qui simule en 3D des formes complexes et organiques me fascinent.
J’aime la représentation des détails, elle permet parfois de dissimuler des messages ou des codes… Elle permet de mettre en lumière la richesse et la complexité du monde qui nous entoure.

 

PARLES-NOUS DE LA MANIÈRE DONT TU CRÉES.
DANS QUEL CONTEXTE AIMES-TU TRAVAILLER ET QUELS SONT LES OUTILS QUE TU UTILISES?
J’ai vraiment besoin d’être entourée de végétation, finalement je crois que j’aime retrouver l’environnement dans lequel j’ai grandi. Maintenant j’habite à Londres et je pars souvent me balader dans l’immense parc qui est juste a côté de chez moi, j’y vois des écureuils et des renards.
J’ai besoin de musique aussi, selon le style de ce que j’écoute, je dessine plus ou moins différemment. J’aime être seule et dans ma chambre, aussi, c’est les seuls moments pendant lesquels je peux me relaxer.
Comme outils j’ai choisi la tablette graphique elle est petite et je peux l’emmener partout. C’est mon outil de dessin depuis 10 ans, j’aime l’idée de pouvoir dessiner avec une brosse de 2 pixels pour avoir le dessin le plus précis possible. Cela dit, je commence tout doucement à retrouver le plaisir du dessin au crayon ou aux feutres (mines de 0.03 ou 0.05, jamais plus !). L’approche est différente mais plus chaleureuse.

 

QU’EST-CE QUI T’A ATTIRÉE DANS UNE COLLABORATION AVEC MUES DESIGN ?
J’ai trouvé l’idée de travailler sur un nouveau support, qui est celui du papier peint, très intéressante.

MUES Design a laissé libre court à ma créativité, ce qui est à mon sens très important dans une collaboration. Aussi, MUES Design propose une qualité de papier peint haut de gamme et moderne très proche du papier à dessin.
J’ai eu la chance de pouvoir réaliser des motifs hors du commun pour un support utile et décoratif.

 

AU COURS DE TA COLLABORATION AVEC l’ÉQUIPE MUES, QUELLES ONT ÉTÉ LES DIFFÉRENTES ÉTAPES ENTRE LA NAISSANCE DE L’IDÉE ET SA RÉALISATION FINALE?
La première idée de MUES Design a été de partir sur des portraits d’animaux comme ceux que j’avais réalisés auparavant, mais je voulais complètement changer d’univers.
J’ai donc cherché l’idée pendant 2 mois et je me suis questionnée sur le genre de motifs qui pourraient rendre sur du papier peint. Je ne voulais pas tomber dans le traditionnel motif floral, ou la toile de Jouy…
J’ai soudain repensé au dernier livre qu’on m’avait offert sur les insectes et les idées sont arrivées petit à petit, j’ai hésite car nous avons tous plus au moins une phobie des insectes qui se baladent sur nos murs. J’ai voulu casser ce cliché, et j’ai tenu à montrer à quel point la nature était graphique et esthétique à travers des insectes totalement inconnus et malheureusement en voie de disparition.

 

QUELS SONT TES PROJETS À VENIR ?
La liste de mes envies ? La voilà :
– Faire des impressions 3D de mes œuvres,

– faire un clip video pour un de mes groupes préférés, en mélangeant la 3d animée et mes illustrations,
– éditer un livre pour enfants sur les animaux nocturnes que j’ai dessinés, les illustrations seraient visibles dans le noir grâce à une impression phosphorescente et accompagnées d’un petit texte expliquant la vie de l’animal de jour et de nuit.
Pourquoi aussi ne pas continuer à dessiner de manière traditionnelle, tout simplement !

 

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Pour Mues Design, Charlotte s’arme de sa tablette graphique, de son stylet et de son sens de l’observation aiguisé et retranscrit avec aisance divers insectes avec l’habilité d’une libellule.
Le papier peint devient alors la page blanche de Charlotte sur laquelle Némoptère Entendue, Demoiselle Hélicoptère, Charançon Coupe-bourgeon , Abeille, Mante Fleur et Papillon Maackii prennent place avec grâce et l’imagination et la finesse de trait de Charlotte donnent peu à peu naissance au motif « Insecta ».

la création de Charlotte Quillet en vente sur le e-shop www.mues-design.com jusqu’au mois d’avril.

 

http://www.mues-design.com/fr/collection-papier-peint/charlotte-quillet.html

 

 

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WallFlower par Duy Anh Nhan Duc : vos murs en fleurs

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Pour cette troisième collaboration baptisée WallFlower, nous avons fait appel à un artiste à part pour qui la flore est un matériau exploitable à l’infini. Duy Anh Nhan Duc est plasticien végétal, il manie avec dextérité et patience le végétal pour réaliser des compositions aussi bucoliques que lyriques.

Nous lui avons demandé de nous parler de son travail et de nous raconter son aventure avec MUES.

Crédit photo : Lara Giliberto

Crédit photo : Lara Giliberto

Comment es-tu devenu plasticien végétal ? Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par le dessin, je faisais des illustrations en noir et blanc à l’encre de chine, une sorte de monde imaginaire dans lequel les végétaux tenaient le 1er rôle. J’ai construit petit à petit mon univers et il y a environ 6 ans j’ai eu envie de donner vie à ces dessins, de leur donner des couleurs, des formes, des parfums. C’est ce qui m’a poussé à développer des installations végétales. Le blé a été mon premier sujet d’inspiration au travers d’une création intitulée « Blénitude ».

Quelles sont tes inspirations ? Comment as-tu défini ton univers ?

Tout part d’une fascination pour un végétal. ça peut être l’agencement des pétales d’une fleur, l’architecture d’une graine, la forme d’une feuille, une fragile pousse… J’aime me perdre en pleine nature. Je peux y passer des journées entières.
Je ne suis pas botaniste donc lorsque je me penche sur une espèce, c’est une sorte de page blanche pour moi.
Parfois je ne connais même par son nom, ni de quelle famille elle appartient, et je crois que c’est cette méconnaissance qui me donne la liberté de créer et d’imaginer un langage avec elle. Mes inspirations émanent plus d’un ressenti que je peux avoir dans ces contemplations. La nature est vraiment une source d’inspiration intarissable et j’essaie au travers de mes créations de retranscrire l’émotion que j’ai pu avoir ou l’histoire qui m’est venue en tête lorsque je me suis penché pour la première fois sur telle ou telle espèce végétale.

Crédit photo : Isabelle Chapuis

Crédit photo : Isabelle Chapuis

Les végétaux et fleurs que tu utilises pour tes créations constituent un matériau original et difficile à maîtriser : entretiens-tu une relation particulière avec ce type de matières organiques ?

Chaque espèce est unique, chacun de mes projets artistiques est donc pour moi un nouvel apprentissage. Définir le processus opératoire pour mener à bien une création est donc un élément essentiel dans mon travail, et c’est une phase qui peut prendre beaucoup de temps pour obtenir le résultat souhaité. Ma dernière exposition « Voyage Céleste » a nécessité pas moins de 6000 pissenlits, tous cueillis un à un en pleine nature dans le sud de la France.
Des mois ont été nécessaires pour trouver la clef et comprendre comment apprivoiser leurs aigrettes volatiles.  Une fois la cueillette réalisée (je suis un cueilleur-collectionneur assez compulsif !), vient le moment du ré-arrangement et du détournement pour mettre en scène le végétal dans la narration qu’il m’évoque. Mes installations nécessitent souvent beaucoup de temps et de patience, gestes répétés des centaines de fois, pince en main, pour décortiquer, assembler, marier, appliquer le végétal.
Un travail souvent long et fastidieux que j’aime particulièrement car c’est vraiment un instant privilégié, presque une sorte de méditation pour moi.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans la collaboration avec MUES Design ?

Les ornements végétaux ont toujours été très utilisés dans les motifs de tapisserie, j’ai donc été vite tenté par cette collaboration. J’aurais pu partir sur des illustrations végétales mais j’avais envie de relief, de texture et de couleurs gorgée d’eau. Les pétales et étamines de pavots, gerberas blanc et épis d’uniolas ont constitué ma palette pour réaliser le motif. Je voulais un rendu réaliste pour donner l’illusion de pétales fraîches appliqués à même le mur. En réalisant le motif WallFlower j’avais l’envie de donner l’idée d’un papier gorgée de vie.

Crédit photo : Jérome Cuenot

Crédit photo : Jérome Cuenot

Au cours de ta collaboration avec l’équipe MUES, quelles ont été les différentes étapes entre la naissance d’une idée et sa réalisation finale?

Mélissa et Hanna de chez MUES m’ont fait confiance et ont accepté d’avancer à ma façon. C’est-à-dire sans savoir vraiment vers quoi j’allais aller, on s’est donc laissés guider par mon imagination. Je ne sais pas travailler autrement ! Nous avons donc organisé un shooting. J’avais choisi une grande variétés de végétaux : fleurs, feuillage, graines… Le champs des possibles était donc important. De nombreux motifs sont ressortis de ces jours de shooting. Mais le choix du mariage gerbera, pavot et uniolas a été très vite une évidence. MUES design a ensuite reproduit le motif sur grand format pour réaliser le papier peint.

Quels sont tes projets à venir ?

En ce moment, j’explore le thème de la glace. Je travaille sur une série d’installations qui je l’espère permettront de sensibiliser autour du phénomène de la fonte des glaces et du réchauffement climatique. Comme l’exposition « Voyage Céleste » présentée en début d’année chez Colette, celle que je suis en train de préparer nécessite beaucoup de mois de développement.
En parallèle, je trouve toujours du temps pour prendre part à de belles collaborations, la dernière en date, une série photos avec la talentueuse photographe Charlotte Abramow.

Découvrez le site de Duy Anh Nhan Duc et la collaboration WallFlower sur MUES Design.

△ Bisou △

Lorsque MUES Design découvre Les Nanas d’Paname…

Lorsque MUES découvre Les Nanas d’Paname… ça fait des étincelles.

Les NDP est un label artistique formé par le duo trépidant Aurélie Martin et Chloé Bonnard, respectivement maquilleuse et photographe professionnelles.

Il y’a trois ans, les filles prennent leur envol. Elles mettent en commun leur savoir-faire et créent un univers audacieux grâce à une série de portraits à l’esthétique puissante et aux mises en scène burlesques. Leur concept : mettre en valeur des personnalités féminines et créer un melting pot culturel en associant chanteuses, bloggeuses, artistes et MUES en passe.

Mercredi 15 octobre, MUES Design signe la scénographie du vernissage des quatre nouveaux portraits NDP et célèbre l’évènement en créant pour l’occasion une nouvelle collection de motifs, à découvrir en avant-première…

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Découvrez les clichés Nanas d’Paname et joignez vous à l’évènement #NDP4ASOS !

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Et visitez notre site http://www.mues-design.com

Première collection capsule avec Frédérique Vernillet

L’équipe MUES est fière de vous faire part de sa première collection capsule réalisée par l’illustratrice de talent Frédérique Vernillet. Ses créations aussi uniques qu’oniriques s’adressent à tous les amoureux du détail et aux fanas du motif léché. A l’occasion d’une exposition où vous pourrez admirer ses dessins, nous sommes allées lui demander de nous raconter son travail et notamment sa rencontre avec MUES Design.

MUES : Comment êtes vous devenue illustratrice? Quel est votre parcours?

Je dessine depuis toujours.
J’ai fais des études d’arts appliqués, de la création textile plus précisément.
En sortant de l’école j’ai travaillé avec des créateurs de bijoux et d’accessoires pendant quelques années, puis je me suis retrouvée presque par hasard assistante de production dans la publicité. C’était tellement loin de mes aspirations que ça m’a encouragée à me recentrer sur mon vrai désir: dessiner.
Faire ce que j’aime est devenu une nécessité, je me suis lancée il y a trois ans.

MUES : Quels sont vos inspirations? Par quel cheminement / Comment avez-vous défini
votre univers ?

Je pense que je m’inspire de ce qui m’entoure, de ce que je vois, de ce que je vis.
Une part d’inspiration vient forcément des souvenirs d’enfance. En disant ça je pense à une affiche qui était près de mon lit, et que je regardais avant de m’endormir, des têtes de hiboux sur un fond bleu nuit, avec des yeux perçants, jaune vif, à la fois fascinant et terrifiant… Aujourd’hui cette ambiguité m’obsède et se retrouve dans tout ce que je fais.
J’ai une manière de travailler assez spontanée. Les envies, l’inspiration, c’est assez instinctif. Je pense en image. J’ai une idée, je me lance.
C’est seulement au fil des années et des productions que mon univers s’est défini. A force d’obsessions à peine assumées, l’ensemble d’un travail trouve sa cohérence.

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MUES : Entretenez-vous une relation particulière avec vos outils de création comme vos crayons?

Ok, là c’est le moment d’assumer mon côté weirdo…
Dans ma trousse j’ai une trentaine de stylos. Tous identiques en apparence. Mais tous différents en réalité. J’ai testé pas mal de marques. Les pointes sont toujours les mêmes, 005 (c’est assez fin), mais l’encrage est différent, et les niveaux d’usure varient en fonction de la qualité de la pointe et du grain du papier. Du coup je garde tous mes stylos, je les trie, je les classe, je mets des scotchs de couleurs dessus en fonction de leur degré d’usure. Les sensations sur le papier sont différentes, les valeurs de gris aussi, j’aime travailler avec des stylos neufs, des stylos usés, des stylos très usés… en fonction de l’effet souhaité.
Bref, c’est une vraie obsession.
J’ai trouvé un nouveau stylo, mon préféré pour l’instant, il est japonais, il s’appelle Neopiko-line-3. Il existe en 003 et en gris. Un grand bonheur pour moi.
Sinon je travaille la couleur avec des crayons, et de l’aquarelle.

MUES : Qu’est-ce qui vous a attiré dans la collaboration avec Mues Design?

La fraicheur du projet, et de ses instigatrices!
J’aime beaucoup le papier-peint. C’est un support d’expression génial; déjà par sa taille, puis par le challenge qu’il suggère: créer un motif suffisamment riche pour qu’on ait envie de se plonger dedans, et suffisamment facile pour qu’on ait envie de vivre avec.

MUES : Au cours de votre collaborations avec l’équipe Mues, quelles ont été les différentes étapes entre la naissance d’une idée et sa réalisation finale?

Le projet s’est mis en place de manière très simple. Les créatrices de Mues Design sont venues me voir en connaissant déjà mon travail et mon univers. Elles m’ont simplement dit ce qu’elle préféraient dans mes créations passées, et m’ont laissé carte blanche pour la suite.
J’ai donc pu faire une proposition très libre.

MUES : Quels sont vos projets à venir?

J’expose en ce moment à la galerie LJ, en compagnie d’autres dessinateurs et artistes, jusqu’au 9 avril.
Je viens de terminer un dessin pour le plafond d’une boutique, Roxan, 41 rue des Martyrs.
Les projets à venir sont encore secret pour l’instant…

MUES : Quel est votre « motif de Proust »?

Je parlais tout à l’heure du poster avec les hiboux.
Enfant j’aimais beaucoup le Douanier Rousseau aussi… des dessins très naïfs, et très noirs, avec en toile de fond la possibilité d’un rebondissement dramatique, sauvage. Tous les dessins dans lesquels l’imagination peut se perdre me fascinent.
Après j’aime aussi beaucoup les carrelages, très classiques, très simples; et dans la même veine les motifs arts déco.

Toute la collaboration MUES // Frédérique Vernillet est à découvrir, commandez en ligne sur www.mues-design.com

▽ Belle journée.