YASUNI, le papier peint dessiné par Forget Me Not pour MUES Design

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MUES Design, agence de graphisme d’intérieur spécialisée dans la création et l’édition de papiers peints, aime croiser les influences et enrichir ainsi ses collections d’audacieuses collaborations. L’agence invite régulièrement des artistes à partager leurs univers et leurs techniques en exprimant leur talent et leur art sur papier peint.

Cette fois-ci, c’est Coco du studio Forget Me Not qui prend sa plume et ses tubes de peinture pour dessiner un motif qui secoue les palmiers, fait chanter les oiseaux et vibrer les ananas. Chica Boum !!!

Vous entendez le ronflement des tam-tams au fond des buissons ? Ta-dam …Taa-daaaaaam …Taa-daaaam… Vous sentez cette chaleur enveloppante ? Cette moiteur tropicale ? Grâce au trait agile de leur créatrice, ananas, colibris et fleurs de Strelitzias se retrouvent à la tombée de la nuit pour vibrer et danser ensemble au clair de lune.

Le papier peint Yasuni porte le nom d’un parc national d’Amazonie équatorienne. La nature étant la principale source d’inspiration de son travail, Coco a souhaité faire référence à ce parc célèbre pour son immense biodiversité et dont les populations indigènes, la faune et la flore sont menacées par de massives déforestations.

 

FOCUS SUR LA CRÉATRICE

Après cinq années d’études aux Beaux-Arts à Paris, Coco se construit une brillante carrière en tant que consultante en communication pour des stylistes de mode français et belges. Étoile montante du design textile, elle travaille aussi pour de grandes maisons de couture et se fait rapidement un nom en tant qu’illustratrice de mode. Son travail fait l’objet de parutions dans de prestigieux magazines à l’instar de Vogue, Vanity Fair, Numero, New York Time, ELLE, Muse…

Coco décide finalement de créer son propre studio, Forget Me Not. Aujourd’hui basée à Paris et à Londres, elle assure la direction artistique de nombreux projets et travaille en tant que styliste dans les domaines du textile, de la décoration et de la mode. Elle a notamment beaucoup travaillé sur des foulards de soie vendus dans des boutiques de renom comme le Barney’s, le Club 21, Colette, Luisa Via roma, Tomorrowland … Exposé à Londres, Los Angeles ou encore Barcelone, son travail a également été publié dans de nombreux ouvrages parus chez Taschen, Gestalten, ou encore Victionary.

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COMME À NOTRE HABITUDE, NOUS LUI AVONS BIEN SÛR POSÉ QUELQUES QUESTIONS

COMMENT ES-TU DEVENUE ARTISTE ? QUEL EST TON PARCOURS ?

J’ai passé un bac Arts Appliqués à Quimper en Bretagne et ensuite je suis partie pour Paris. J’ai toujours aimé dessiner, depuis que je suis petite, d’ailleurs c’était le seul domaine à l’école dans lequel j’étais douée. Le choix de faire une carrière artistique s’est imposé de lui-même, très naturellement. Je n’ai jamais pensé faire autre chose. D’ailleurs, heureusement que ça marche du coup !

QUELLES SONT TES INSPIRATIONS ? COMMENT DÉFINIRAIS-TU TON UNIVERS CRÉATIF ?La nature définitivement ! J’adore les plantes et les animaux. Si on pouvait prendre conscience de ce trésor qui appartient à tout le monde et à personne à la fois… Il faut le préserver à tout prix ! La nature est une source d’inspiration inépuisable pour moi.

PARLES-NOUS DE LA MANIÈRE DONT TU CRÉES. DANS QUEL CONTEXTE AIMES-TU TRAVAILLER ET QUELS SONT LES OUTILS QUE TU UTILISES ?
Par le passé j’allais souvent à la bibliothèque, j’aime beaucoup celle de Forney, mais maintenant je suis surtout sur Pinterest. Comme je suis bordélique, cet outil m’aide beaucoup pour tout classer. À choisir, je préfère dessiner sous un cocotier plutôt qu’au bureau. Je dessine partout et n’ai pas besoin d’un environnement spécial pour ça. Tous les éléments sont dessinés séparément, à la main, et ensuite transformés en motifs sur Photoshop. C’est un mélange de techniques : l’artisanal et le digital. Je mixe également différents outils, l’aquarelle, le feutre, le crayon… J’adore en changer en fonction du projet, j’explore de nouvelles techniques, l’important pour moi étant de tester.

AU COURS DE TA COLLABORATION AVEC MUES, QUELLES ONT ÉTÉ LES DIFFÉRENTES ÉTAPES ENTRE LA NAISSANCE DE L’IDÉE ET SA RÉALISATION FINALE ?
Déjà, nous avions tous envie d’un imprimé tropical. J’avais envie d’y ajouter des fruits et des oiseaux. J’ai d’abord dessiné tous les éléments séparément à la main, puis, par la suite, nous avons choisi et fait la composition. J’aime beaucoup le rendu aquarelle. Je trouve l’impression fidèle à l’original et c’est ce qui me plait.

QU’EST-CE QUI T’A ATTIRÉE DANS L’IDÉE D’UNE COLLABORATION AVEC MUES ?
J’avais envie de me lancer dans le papier peint depuis longtemps. Je devais faire une installation pour la semaine du design à Milan et j’avais besoin d’un papier peint pour mon installation. J’ai rencontré MUES Design de cette manière et le courant est bien passé.

QUELS SONT TES PROJETS À VENIR ?
Ces derniers temps, je me tourne d’avantage vers le design. En parallèle je continue mon travail de Directrice Artistique pour des marques de luxe et je prépare aussi quelques installations, secrètes pour le moment !

Voilà, vous savez tout, maintenant rdv sur notre e-boutique rubrique nos invités pour voir ça de plus près.

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INSECTA par Charlotte Quillet, une artiste qui fait le Bzzzzz !

Comme chacun sait, nous aimons enrichir nos collections par des collaborations artistiques audacieuses. Favorisant l’échange avec d’autres univers créatifs, nous invitons régulièrement divers artistes aux techniques toujours très différentes et au talent certain à exprimer leur art sur papier peint.

Notre invité du moment c’est Charlotte Quillet.

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Charlotte Quillet a 26 ans et vivait à Paris jusqu’à ce qu’elle découvre l’inspirante ville de Londres dans laquelle elle s’est dernièrement installée. C’est perchée au 3ème étage d’une charmante petite maison, dans un cocon proche du Cabinet de Curiosité et peuplé de planches anatomiques, de Cactées et autres plantes carnivores de toutes sortes, qu’elle aime travailler, en disséquant, analysant et reproduisant le monde qui l’entoure avec une touche très graphique qui lui est propre.

Son BAC d’Art Appliqués en poche, Charlotte Quillet commence sa carrière d’artiste par 5 années d’étude dans le cinéma d’animation 3D.

Elle se remet ensuite à dessiner en utilisant, le plus souvent, les outils numériques qui lui sont de plus en plus familiers et qui l’aident à exercer le métier-passion d’ « artiste en texture » qu’elle exerce depuis maintenant 3 ans.

Elle développe alors une nouvelle approche du dessin, avec une volonté d’aller toujours plus loin dans le détail et de donner aux traits une finesse extrême, ce qu’elle obtient aisément, armée d’une patience hors pair. Elle tient cependant, à garder des formes épurées et stylisées qui tranchent avec cette texture complexe et nette.

Très vite, Charlotte Quillet va allier ses connaissances 3D et sa passion pour le dessin et c’est en 2013 qu’elle expose pour la première fois chez Les Cailles de luxe une série de dix portraits d’animaux nocturnes, en positif et en négatif qui traduisent l’idée du jour et de la nuit. Cette première entrée dans l’univers de l’illustration permet à Charlotte Quillet de faire évoluer son trait et sa technique en réalisant d’autres portraits de ce type qui seront exposés dans plusieurs galeries comme Sergent Paper, ou encore AOC pour ne citer qu’elles.

Elle travaille actuellement sur les thèmes du végétal et du microscopique, en testant de nouvelles textures, avec pour référence le travail d’Ernst Haeckel dont les dessins la fascinent.

Si vous souhaitez aller voir son travail de plus près, cliquez ici.

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QUEL EST TON HISTOIRE, TON PARCOURS ARTISTIQUE ?

Pour commencer, j’ai passé mon enfance près d’une forêt en Normandie dans laquelle je voyais toutes sortes d’animaux : écureuils, renards, sangliers, lièvres, biches, cerfs ou hérissons. ils me fascinaient déjà beaucoup. Il y avait aussi beaucoup d’objets plutôt originaux et graphiques dans la maison de mes parents qui ont su m’intéresser très tôt à la peinture et au design. Mon père qui avait fait ses études en architecture m’a fait grandir avec ses stylos Rotring entre les mains et m’a transmit le plaisir de dessiner avec.
J’ai pris des cours de peinture à l’huile vers l’âge de 12 ans et à la fin du collège j’ai été acceptée au lycée Laplace à Caen en Arts Appliqués. J’ai littéralement a-do-ré mes études pendant lesquelles je me suis intéressée de près au fusain et à la réalisation de différents portraits. Ma première approche du noir et blanc a aussi débuté à cette époque.
J’ai ensuite enchaîné avec 5 années d’études dans l’univers de la 3D, qui m’ont permis, d’abord, d’être plus rigoureuse et technique, mais aussi, d’élargir ma culture cinématographique et artistique.

 

QUELLES SONT TES INSPIRATIONS ?
COMMENT DÉFINIRAIS-TU TON UNIVERS CRÉATIF ?
J’ai toujours été intéressée par la finesse de trait et j’aime voir ce que les autres ne voient pas du premier coup. Je regarde beaucoup de documentaires animaliers et scientifiques aussi.
Il y a quelques années, j’ai découvert un tout petit livre sur la symétrie qui m’a conduite vers un autre livre sur le travail d’un biologiste allemand du nom d’Ernst Haeckel, qui est devenue mon encyclopédie.
Le travail de Klaus Kemp qui fait des compositions magnifiques à partir de cellules vivantes, ou encore celui de Markos R. Kay qui simule en 3D des formes complexes et organiques me fascinent.
J’aime la représentation des détails, elle permet parfois de dissimuler des messages ou des codes… Elle permet de mettre en lumière la richesse et la complexité du monde qui nous entoure.

 

PARLES-NOUS DE LA MANIÈRE DONT TU CRÉES.
DANS QUEL CONTEXTE AIMES-TU TRAVAILLER ET QUELS SONT LES OUTILS QUE TU UTILISES?
J’ai vraiment besoin d’être entourée de végétation, finalement je crois que j’aime retrouver l’environnement dans lequel j’ai grandi. Maintenant j’habite à Londres et je pars souvent me balader dans l’immense parc qui est juste a côté de chez moi, j’y vois des écureuils et des renards.
J’ai besoin de musique aussi, selon le style de ce que j’écoute, je dessine plus ou moins différemment. J’aime être seule et dans ma chambre, aussi, c’est les seuls moments pendant lesquels je peux me relaxer.
Comme outils j’ai choisi la tablette graphique elle est petite et je peux l’emmener partout. C’est mon outil de dessin depuis 10 ans, j’aime l’idée de pouvoir dessiner avec une brosse de 2 pixels pour avoir le dessin le plus précis possible. Cela dit, je commence tout doucement à retrouver le plaisir du dessin au crayon ou aux feutres (mines de 0.03 ou 0.05, jamais plus !). L’approche est différente mais plus chaleureuse.

 

QU’EST-CE QUI T’A ATTIRÉE DANS UNE COLLABORATION AVEC MUES DESIGN ?
J’ai trouvé l’idée de travailler sur un nouveau support, qui est celui du papier peint, très intéressante.

MUES Design a laissé libre court à ma créativité, ce qui est à mon sens très important dans une collaboration. Aussi, MUES Design propose une qualité de papier peint haut de gamme et moderne très proche du papier à dessin.
J’ai eu la chance de pouvoir réaliser des motifs hors du commun pour un support utile et décoratif.

 

AU COURS DE TA COLLABORATION AVEC l’ÉQUIPE MUES, QUELLES ONT ÉTÉ LES DIFFÉRENTES ÉTAPES ENTRE LA NAISSANCE DE L’IDÉE ET SA RÉALISATION FINALE?
La première idée de MUES Design a été de partir sur des portraits d’animaux comme ceux que j’avais réalisés auparavant, mais je voulais complètement changer d’univers.
J’ai donc cherché l’idée pendant 2 mois et je me suis questionnée sur le genre de motifs qui pourraient rendre sur du papier peint. Je ne voulais pas tomber dans le traditionnel motif floral, ou la toile de Jouy…
J’ai soudain repensé au dernier livre qu’on m’avait offert sur les insectes et les idées sont arrivées petit à petit, j’ai hésite car nous avons tous plus au moins une phobie des insectes qui se baladent sur nos murs. J’ai voulu casser ce cliché, et j’ai tenu à montrer à quel point la nature était graphique et esthétique à travers des insectes totalement inconnus et malheureusement en voie de disparition.

 

QUELS SONT TES PROJETS À VENIR ?
La liste de mes envies ? La voilà :
– Faire des impressions 3D de mes œuvres,

– faire un clip video pour un de mes groupes préférés, en mélangeant la 3d animée et mes illustrations,
– éditer un livre pour enfants sur les animaux nocturnes que j’ai dessinés, les illustrations seraient visibles dans le noir grâce à une impression phosphorescente et accompagnées d’un petit texte expliquant la vie de l’animal de jour et de nuit.
Pourquoi aussi ne pas continuer à dessiner de manière traditionnelle, tout simplement !

 

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Pour Mues Design, Charlotte s’arme de sa tablette graphique, de son stylet et de son sens de l’observation aiguisé et retranscrit avec aisance divers insectes avec l’habilité d’une libellule.
Le papier peint devient alors la page blanche de Charlotte sur laquelle Némoptère Entendue, Demoiselle Hélicoptère, Charançon Coupe-bourgeon , Abeille, Mante Fleur et Papillon Maackii prennent place avec grâce et l’imagination et la finesse de trait de Charlotte donnent peu à peu naissance au motif « Insecta ».

la création de Charlotte Quillet en vente sur le e-shop www.mues-design.com jusqu’au mois d’avril.

 

http://www.mues-design.com/fr/collection-papier-peint/charlotte-quillet.html

 

 

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Plexus, une oeuvre prismatique

Le mexicain Gabriel Dawe développe depuis plusieurs années son projet baptisé « Plexus », une installation renversante et prismatique constituée de fils de couleurs tendus à travers une série de sites.
Il étudie le textile et créé un pont entre mode et architecture.

Telles des matrices, les tissages épousent les murs et créent un niveau de lecture supplémentaire à l’espace.

Grâce à la vision de l’artiste, le rayonnement textile traverse la pièce à la manière d’un arc-en-ciel. C’est beau.

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△△ Joyeuse fin de semaine

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Klimt ou l’expo qui vaut de l’or

Figure principale de l’Art nouveau à Vienne, connu sous le nom de Sécession viennoise, Klimt est à l’honneur à la Pinacothèque de Paris.
« Au temps de Klimt – La sécession à Vienne »
  nous plonge dans l’art viennois de la fin du XIXème siècle, jusqu’aux premiers temps de l’expressionnisme.

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C’est en 1897 à Vienne, que se forme l’Union des artistes figuratifs ou Secessionsstil dont Klimt devient président. Leur particularité est de vouloir créer un art total qui regroupe les arts plastiques (peinture, sculpture…) et les arts appliqués (architecture, design de produit,…). Le mouvement est une réponse à la révolution industrielle qui transforme l’art en secteur commercial.

« Notre art n’est pas un combat des artistes modernes contre les anciens, mais la promotion des arts contre les colporteurs qui se font passer pour des artistes et qui ont un intérêt commercial à ne pas laisser l’art s’épanouir. »

L’exposition présente de nombreuses œuvres de Gustav Klimt de ses premières années d’études jusqu’à celles de son âge d’or. Klimt pare ses toiles de motifs de feuilles d’or façon mosaïque, habille ses personnages féminins et sensuels, figures allégoriques et thème central de son œuvre.

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Gustav Klimt, Les forces du Mal et Les Trois Gorgones, extrait de la frise Beethoven recouvrant les murs du Palais de Sécession de Josef Maria Olbrich à Vienne ,1902

Gustav Klimt, portrait de femme, 1894
Gustav Klimt, portrait de femme, 1894

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Klimt, Feux follet, 1903

L’expo présente également certains travaux de ses contemporains retraçant toute la diversité de ce mouvement.
On retrouve Egon Schiele, d’Oskar Kokoschka, Josef Hoffmann et bien d’autres dans des domaines variés passant de la peinture à l’artisanat.

Oskar Kokoschka. Le Trésorier, 1910. Huile sur toile
Oskar Kokoschka, Le Trésorier, 1910
 
Koloman Moser. Portrait de femme de profil, c. 1910. Huile sur toile.
Koloman Moser, Portrait de femme de profil, 1910
 
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Emilie Mediz-Pelikan, Paysage odyseen, 1902

Michael Powolny. Eté, 1914-1915. Céramique à glaçure blanche et décor noir.
Michael Powolny, Eté, 1914-1915
Foncez, cette exposition vaut de l’or.

△Bisou△

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WallFlower par Duy Anh Nhan Duc : vos murs en fleurs

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Pour cette troisième collaboration baptisée WallFlower, nous avons fait appel à un artiste à part pour qui la flore est un matériau exploitable à l’infini. Duy Anh Nhan Duc est plasticien végétal, il manie avec dextérité et patience le végétal pour réaliser des compositions aussi bucoliques que lyriques.

Nous lui avons demandé de nous parler de son travail et de nous raconter son aventure avec MUES.

Crédit photo : Lara Giliberto

Crédit photo : Lara Giliberto

Comment es-tu devenu plasticien végétal ? Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par le dessin, je faisais des illustrations en noir et blanc à l’encre de chine, une sorte de monde imaginaire dans lequel les végétaux tenaient le 1er rôle. J’ai construit petit à petit mon univers et il y a environ 6 ans j’ai eu envie de donner vie à ces dessins, de leur donner des couleurs, des formes, des parfums. C’est ce qui m’a poussé à développer des installations végétales. Le blé a été mon premier sujet d’inspiration au travers d’une création intitulée « Blénitude ».

Quelles sont tes inspirations ? Comment as-tu défini ton univers ?

Tout part d’une fascination pour un végétal. ça peut être l’agencement des pétales d’une fleur, l’architecture d’une graine, la forme d’une feuille, une fragile pousse… J’aime me perdre en pleine nature. Je peux y passer des journées entières.
Je ne suis pas botaniste donc lorsque je me penche sur une espèce, c’est une sorte de page blanche pour moi.
Parfois je ne connais même par son nom, ni de quelle famille elle appartient, et je crois que c’est cette méconnaissance qui me donne la liberté de créer et d’imaginer un langage avec elle. Mes inspirations émanent plus d’un ressenti que je peux avoir dans ces contemplations. La nature est vraiment une source d’inspiration intarissable et j’essaie au travers de mes créations de retranscrire l’émotion que j’ai pu avoir ou l’histoire qui m’est venue en tête lorsque je me suis penché pour la première fois sur telle ou telle espèce végétale.

Crédit photo : Isabelle Chapuis

Crédit photo : Isabelle Chapuis

Les végétaux et fleurs que tu utilises pour tes créations constituent un matériau original et difficile à maîtriser : entretiens-tu une relation particulière avec ce type de matières organiques ?

Chaque espèce est unique, chacun de mes projets artistiques est donc pour moi un nouvel apprentissage. Définir le processus opératoire pour mener à bien une création est donc un élément essentiel dans mon travail, et c’est une phase qui peut prendre beaucoup de temps pour obtenir le résultat souhaité. Ma dernière exposition « Voyage Céleste » a nécessité pas moins de 6000 pissenlits, tous cueillis un à un en pleine nature dans le sud de la France.
Des mois ont été nécessaires pour trouver la clef et comprendre comment apprivoiser leurs aigrettes volatiles.  Une fois la cueillette réalisée (je suis un cueilleur-collectionneur assez compulsif !), vient le moment du ré-arrangement et du détournement pour mettre en scène le végétal dans la narration qu’il m’évoque. Mes installations nécessitent souvent beaucoup de temps et de patience, gestes répétés des centaines de fois, pince en main, pour décortiquer, assembler, marier, appliquer le végétal.
Un travail souvent long et fastidieux que j’aime particulièrement car c’est vraiment un instant privilégié, presque une sorte de méditation pour moi.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans la collaboration avec MUES Design ?

Les ornements végétaux ont toujours été très utilisés dans les motifs de tapisserie, j’ai donc été vite tenté par cette collaboration. J’aurais pu partir sur des illustrations végétales mais j’avais envie de relief, de texture et de couleurs gorgée d’eau. Les pétales et étamines de pavots, gerberas blanc et épis d’uniolas ont constitué ma palette pour réaliser le motif. Je voulais un rendu réaliste pour donner l’illusion de pétales fraîches appliqués à même le mur. En réalisant le motif WallFlower j’avais l’envie de donner l’idée d’un papier gorgée de vie.

Crédit photo : Jérome Cuenot

Crédit photo : Jérome Cuenot

Au cours de ta collaboration avec l’équipe MUES, quelles ont été les différentes étapes entre la naissance d’une idée et sa réalisation finale?

Mélissa et Hanna de chez MUES m’ont fait confiance et ont accepté d’avancer à ma façon. C’est-à-dire sans savoir vraiment vers quoi j’allais aller, on s’est donc laissés guider par mon imagination. Je ne sais pas travailler autrement ! Nous avons donc organisé un shooting. J’avais choisi une grande variétés de végétaux : fleurs, feuillage, graines… Le champs des possibles était donc important. De nombreux motifs sont ressortis de ces jours de shooting. Mais le choix du mariage gerbera, pavot et uniolas a été très vite une évidence. MUES design a ensuite reproduit le motif sur grand format pour réaliser le papier peint.

Quels sont tes projets à venir ?

En ce moment, j’explore le thème de la glace. Je travaille sur une série d’installations qui je l’espère permettront de sensibiliser autour du phénomène de la fonte des glaces et du réchauffement climatique. Comme l’exposition « Voyage Céleste » présentée en début d’année chez Colette, celle que je suis en train de préparer nécessite beaucoup de mois de développement.
En parallèle, je trouve toujours du temps pour prendre part à de belles collaborations, la dernière en date, une série photos avec la talentueuse photographe Charlotte Abramow.

Découvrez le site de Duy Anh Nhan Duc et la collaboration WallFlower sur MUES Design.

△ Bisou △

Vous ne prendrez plus jamais votre bain de la même façon

Commençons la semaine avec une devinette :
Que faisons-nous depuis la nuit des temps, dans toutes les cultures – même si les français ne sont pas réputés pour exceller en la matière ?
Les femmes s’y attellent avec plus d’application que les hommes. Certains la font « à la militaire », d’autres y puisent un bien-être voire une méditation, d’autres encore l’ont rempli de tics et de tocs.

Bravo, il s’agit bien de la toilette. Les us et coutumes hygiéniques qui nous concernent tous et qui touchent l’intimité de chacun.

Alors forcement lorsque les MUES se baladent et tombent sur la magnifique affiche annonçant l’exposition La toilette Naissance de l’intime au musée Marmottan qui se déroule jusqu’au 5 juillet 2015, les MUES courent.

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C’est la première fois qu’une exposition choisit ce thème et réunit des œuvres d’artistes majeurs du XVe siècle à aujourd’hui, concernant les rites de la propreté, leurs espaces et leurs gestuelles.

L’exposition s’ouvre sur un ensemble exceptionnel de gravures de Dürer, de Primatice, de peintures de l’Ecole de Fontainebleau, parmi lesquels un Clouet, l’exceptionnelle Femme à la puce de Georges de La Tour, un ensemble unique et étonnant de François Boucher, montrant l’invention de gestes et de lieux spécifiques de toilette dans l’Europe d’Ancien Régime.

Gabrielle d’Estrées et la Duchesse de Villars au bain-anonyme
Gabrielle d’Estrées et la Duchesse de Villars au bain – Anonyme. XVIème siècle

Vanité ou Jeune femme à sa toilette-Nicolas Régnier
Vanité ou Jeune femme à sa toilette – Nicolas Régnier. Circa 1626

Jeune femme se coiffant-Salomon de Bray
Jeune femme se coiffant – Salomon de Bray. Vers 1635

La Femme à la puce-Georges de La Tour.
La Femme à la puce – Georges de La Tour. 1638

Une dame à sa toilette-François Boucher.
Une dame à sa toilette – François Boucher. 1738

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Femme dans son bain s’épongeant la jambe – Edgar Degas. Vers 1883

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Devant la psyché – Berthe Morisot. 1890

Femme peignant ses cheveux-Wladyslaw Slewinski
Femme peignant ses cheveux – Wladyslaw Slewinski. 1897

Le bain-Théophile Alexandre Steinlen
Le bain – Théophile Alexandre Steinlen. 1902

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Le rouge à lèvres – František Kupka. 1908

Femme au miroir-Natalino Bentivoglio Scarpa, dit Cagnaccio di San Pietro
Femme au miroir – Natalino Bentivoglio Scarpa, dit Cagnaccio di San Pietro. 1927

Les femmes à la toilette-Fernand Léger
Les femmes à la toilette – Fernand Léger. 1920

Étude pour une photographie publicitaire-Erwin Blumenfeld
Étude pour une photographie publicitaire – Erwin Blumenfeld. 1948

L’expo conjugue histoire de l’art et histoire de la culture et opère le mariage de l’émotion et de la connaissance.

△ Bisou △

Sachez également que MUES Design gère les droits et enrichit ses décors muraux d’oeuvres de toutes époques grâce au fabuleux catalogue de la Réunion des Musées Nationaux mis à notre disposition.
A vous de jouer.

Les créatures autonomes de Theo Jansen

Lors de l’exposition « Au bord des mondes » qui se déroule au Palais de Tokyo, MUES découvre avec émoi une créature en plastique de plus de 3m de haut. Derrière ce squelette gigantesque fait de tubes et de rubans adhésifs, se cache un inventeur fou : Theo Jansen.
Le néerlandais étudie la physique, la robotique et l’aéronautique pour s’inscrire finalement dans le courant de l’art cinétique avec ses créations baptisées « Strandbeest ».

Armées de voiles, les créatures se déplacent uniquement par la force du vent.

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Pour les confectionner, Jansen utilise un procédé étonnant : il modélise ses différentes créatures puis créé des simulations numériques dans lesquels il les met en concurrence.
Les Strandbeest les plus performantes et rapides sont sélectionnées et gagnent le droit d’être construites au réel.
Theo Jansen revisite la théorie de sélection naturelle de Darwin et invente des organismes artificiels, autonomes, à mi-chemin entre l’organique et le mécanique.

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Pour en savoir plus sur Theo Jansen, c’est ici.

△ Joyeux mardi △

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