Plexus, une oeuvre prismatique

Le mexicain Gabriel Dawe développe depuis plusieurs années son projet baptisé « Plexus », une installation renversante et prismatique constituée de fils de couleurs tendus à travers une série de sites.
Il étudie le textile et créé un pont entre mode et architecture.

Telles des matrices, les tissages épousent les murs et créent un niveau de lecture supplémentaire à l’espace.

Grâce à la vision de l’artiste, le rayonnement textile traverse la pièce à la manière d’un arc-en-ciel. C’est beau.

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△△ Joyeuse fin de semaine

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Klimt ou l’expo qui vaut de l’or

Figure principale de l’Art nouveau à Vienne, connu sous le nom de Sécession viennoise, Klimt est à l’honneur à la Pinacothèque de Paris.
« Au temps de Klimt – La sécession à Vienne »
  nous plonge dans l’art viennois de la fin du XIXème siècle, jusqu’aux premiers temps de l’expressionnisme.

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C’est en 1897 à Vienne, que se forme l’Union des artistes figuratifs ou Secessionsstil dont Klimt devient président. Leur particularité est de vouloir créer un art total qui regroupe les arts plastiques (peinture, sculpture…) et les arts appliqués (architecture, design de produit,…). Le mouvement est une réponse à la révolution industrielle qui transforme l’art en secteur commercial.

« Notre art n’est pas un combat des artistes modernes contre les anciens, mais la promotion des arts contre les colporteurs qui se font passer pour des artistes et qui ont un intérêt commercial à ne pas laisser l’art s’épanouir. »

L’exposition présente de nombreuses œuvres de Gustav Klimt de ses premières années d’études jusqu’à celles de son âge d’or. Klimt pare ses toiles de motifs de feuilles d’or façon mosaïque, habille ses personnages féminins et sensuels, figures allégoriques et thème central de son œuvre.

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Gustav Klimt, Les forces du Mal et Les Trois Gorgones, extrait de la frise Beethoven recouvrant les murs du Palais de Sécession de Josef Maria Olbrich à Vienne ,1902

Gustav Klimt, portrait de femme, 1894
Gustav Klimt, portrait de femme, 1894

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Klimt, Feux follet, 1903

L’expo présente également certains travaux de ses contemporains retraçant toute la diversité de ce mouvement.
On retrouve Egon Schiele, d’Oskar Kokoschka, Josef Hoffmann et bien d’autres dans des domaines variés passant de la peinture à l’artisanat.

Oskar Kokoschka. Le Trésorier, 1910. Huile sur toile
Oskar Kokoschka, Le Trésorier, 1910
 
Koloman Moser. Portrait de femme de profil, c. 1910. Huile sur toile.
Koloman Moser, Portrait de femme de profil, 1910
 
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Emilie Mediz-Pelikan, Paysage odyseen, 1902

Michael Powolny. Eté, 1914-1915. Céramique à glaçure blanche et décor noir.
Michael Powolny, Eté, 1914-1915
Foncez, cette exposition vaut de l’or.

△Bisou△

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Clip Come de Jain, sens dessus dessous

WWWAAAH On adore le clip Come de Jain. Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, nous vous invitons à écouter cette musique rafraichissante qui passe en boucle et à balle dans les MUES bureaux : un puissant mélange de soul, reggae, pop et électro.

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Certes le rythme est enivrant, mais ce qui retient notre attention, c’est ce clip incroyablement frais et bourré d’illusions d’optiques, de jeux de perceptions, dédoublements, anamorphoses, trompes l’oeil et gravité sens dessus dessous.

Ouvrez l’oeil…On aperçoit des références au monde impossible très populaire au milieu du XXème siècle :  Le triangle de Penrose, l’escalier sans fin de Maurits Cornelis Escher, le jeu d’échec de Sandro Del-Prete, ou plus récemment le gouffre fantastique d’Edgar Muller… Le duo Greg & Lio directeurs artistiques du clip s’en sont donné à coeur joie et nous, on en danse de joie.

△△ Clap Clap

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WallFlower par Duy Anh Nhan Duc : vos murs en fleurs

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Pour cette troisième collaboration baptisée WallFlower, nous avons fait appel à un artiste à part pour qui la flore est un matériau exploitable à l’infini. Duy Anh Nhan Duc est plasticien végétal, il manie avec dextérité et patience le végétal pour réaliser des compositions aussi bucoliques que lyriques.

Nous lui avons demandé de nous parler de son travail et de nous raconter son aventure avec MUES.

Crédit photo : Lara Giliberto

Crédit photo : Lara Giliberto

Comment es-tu devenu plasticien végétal ? Quel est ton parcours ?

J’ai commencé par le dessin, je faisais des illustrations en noir et blanc à l’encre de chine, une sorte de monde imaginaire dans lequel les végétaux tenaient le 1er rôle. J’ai construit petit à petit mon univers et il y a environ 6 ans j’ai eu envie de donner vie à ces dessins, de leur donner des couleurs, des formes, des parfums. C’est ce qui m’a poussé à développer des installations végétales. Le blé a été mon premier sujet d’inspiration au travers d’une création intitulée « Blénitude ».

Quelles sont tes inspirations ? Comment as-tu défini ton univers ?

Tout part d’une fascination pour un végétal. ça peut être l’agencement des pétales d’une fleur, l’architecture d’une graine, la forme d’une feuille, une fragile pousse… J’aime me perdre en pleine nature. Je peux y passer des journées entières.
Je ne suis pas botaniste donc lorsque je me penche sur une espèce, c’est une sorte de page blanche pour moi.
Parfois je ne connais même par son nom, ni de quelle famille elle appartient, et je crois que c’est cette méconnaissance qui me donne la liberté de créer et d’imaginer un langage avec elle. Mes inspirations émanent plus d’un ressenti que je peux avoir dans ces contemplations. La nature est vraiment une source d’inspiration intarissable et j’essaie au travers de mes créations de retranscrire l’émotion que j’ai pu avoir ou l’histoire qui m’est venue en tête lorsque je me suis penché pour la première fois sur telle ou telle espèce végétale.

Crédit photo : Isabelle Chapuis

Crédit photo : Isabelle Chapuis

Les végétaux et fleurs que tu utilises pour tes créations constituent un matériau original et difficile à maîtriser : entretiens-tu une relation particulière avec ce type de matières organiques ?

Chaque espèce est unique, chacun de mes projets artistiques est donc pour moi un nouvel apprentissage. Définir le processus opératoire pour mener à bien une création est donc un élément essentiel dans mon travail, et c’est une phase qui peut prendre beaucoup de temps pour obtenir le résultat souhaité. Ma dernière exposition « Voyage Céleste » a nécessité pas moins de 6000 pissenlits, tous cueillis un à un en pleine nature dans le sud de la France.
Des mois ont été nécessaires pour trouver la clef et comprendre comment apprivoiser leurs aigrettes volatiles.  Une fois la cueillette réalisée (je suis un cueilleur-collectionneur assez compulsif !), vient le moment du ré-arrangement et du détournement pour mettre en scène le végétal dans la narration qu’il m’évoque. Mes installations nécessitent souvent beaucoup de temps et de patience, gestes répétés des centaines de fois, pince en main, pour décortiquer, assembler, marier, appliquer le végétal.
Un travail souvent long et fastidieux que j’aime particulièrement car c’est vraiment un instant privilégié, presque une sorte de méditation pour moi.

Qu’est-ce qui t’a attiré dans la collaboration avec MUES Design ?

Les ornements végétaux ont toujours été très utilisés dans les motifs de tapisserie, j’ai donc été vite tenté par cette collaboration. J’aurais pu partir sur des illustrations végétales mais j’avais envie de relief, de texture et de couleurs gorgée d’eau. Les pétales et étamines de pavots, gerberas blanc et épis d’uniolas ont constitué ma palette pour réaliser le motif. Je voulais un rendu réaliste pour donner l’illusion de pétales fraîches appliqués à même le mur. En réalisant le motif WallFlower j’avais l’envie de donner l’idée d’un papier gorgée de vie.

Crédit photo : Jérome Cuenot

Crédit photo : Jérome Cuenot

Au cours de ta collaboration avec l’équipe MUES, quelles ont été les différentes étapes entre la naissance d’une idée et sa réalisation finale?

Mélissa et Hanna de chez MUES m’ont fait confiance et ont accepté d’avancer à ma façon. C’est-à-dire sans savoir vraiment vers quoi j’allais aller, on s’est donc laissés guider par mon imagination. Je ne sais pas travailler autrement ! Nous avons donc organisé un shooting. J’avais choisi une grande variétés de végétaux : fleurs, feuillage, graines… Le champs des possibles était donc important. De nombreux motifs sont ressortis de ces jours de shooting. Mais le choix du mariage gerbera, pavot et uniolas a été très vite une évidence. MUES design a ensuite reproduit le motif sur grand format pour réaliser le papier peint.

Quels sont tes projets à venir ?

En ce moment, j’explore le thème de la glace. Je travaille sur une série d’installations qui je l’espère permettront de sensibiliser autour du phénomène de la fonte des glaces et du réchauffement climatique. Comme l’exposition « Voyage Céleste » présentée en début d’année chez Colette, celle que je suis en train de préparer nécessite beaucoup de mois de développement.
En parallèle, je trouve toujours du temps pour prendre part à de belles collaborations, la dernière en date, une série photos avec la talentueuse photographe Charlotte Abramow.

Découvrez le site de Duy Anh Nhan Duc et la collaboration WallFlower sur MUES Design.

△ Bisou △

Vous ne prendrez plus jamais votre bain de la même façon

Commençons la semaine avec une devinette :
Que faisons-nous depuis la nuit des temps, dans toutes les cultures – même si les français ne sont pas réputés pour exceller en la matière ?
Les femmes s’y attellent avec plus d’application que les hommes. Certains la font « à la militaire », d’autres y puisent un bien-être voire une méditation, d’autres encore l’ont rempli de tics et de tocs.

Bravo, il s’agit bien de la toilette. Les us et coutumes hygiéniques qui nous concernent tous et qui touchent l’intimité de chacun.

Alors forcement lorsque les MUES se baladent et tombent sur la magnifique affiche annonçant l’exposition La toilette Naissance de l’intime au musée Marmottan qui se déroule jusqu’au 5 juillet 2015, les MUES courent.

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C’est la première fois qu’une exposition choisit ce thème et réunit des œuvres d’artistes majeurs du XVe siècle à aujourd’hui, concernant les rites de la propreté, leurs espaces et leurs gestuelles.

L’exposition s’ouvre sur un ensemble exceptionnel de gravures de Dürer, de Primatice, de peintures de l’Ecole de Fontainebleau, parmi lesquels un Clouet, l’exceptionnelle Femme à la puce de Georges de La Tour, un ensemble unique et étonnant de François Boucher, montrant l’invention de gestes et de lieux spécifiques de toilette dans l’Europe d’Ancien Régime.

Gabrielle d’Estrées et la Duchesse de Villars au bain-anonyme
Gabrielle d’Estrées et la Duchesse de Villars au bain – Anonyme. XVIème siècle

Vanité ou Jeune femme à sa toilette-Nicolas Régnier
Vanité ou Jeune femme à sa toilette – Nicolas Régnier. Circa 1626

Jeune femme se coiffant-Salomon de Bray
Jeune femme se coiffant – Salomon de Bray. Vers 1635

La Femme à la puce-Georges de La Tour.
La Femme à la puce – Georges de La Tour. 1638

Une dame à sa toilette-François Boucher.
Une dame à sa toilette – François Boucher. 1738

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Femme dans son bain s’épongeant la jambe – Edgar Degas. Vers 1883

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Devant la psyché – Berthe Morisot. 1890

Femme peignant ses cheveux-Wladyslaw Slewinski
Femme peignant ses cheveux – Wladyslaw Slewinski. 1897

Le bain-Théophile Alexandre Steinlen
Le bain – Théophile Alexandre Steinlen. 1902

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Le rouge à lèvres – František Kupka. 1908

Femme au miroir-Natalino Bentivoglio Scarpa, dit Cagnaccio di San Pietro
Femme au miroir – Natalino Bentivoglio Scarpa, dit Cagnaccio di San Pietro. 1927

Les femmes à la toilette-Fernand Léger
Les femmes à la toilette – Fernand Léger. 1920

Étude pour une photographie publicitaire-Erwin Blumenfeld
Étude pour une photographie publicitaire – Erwin Blumenfeld. 1948

L’expo conjugue histoire de l’art et histoire de la culture et opère le mariage de l’émotion et de la connaissance.

△ Bisou △

Sachez également que MUES Design gère les droits et enrichit ses décors muraux d’oeuvres de toutes époques grâce au fabuleux catalogue de la Réunion des Musées Nationaux mis à notre disposition.
A vous de jouer.

Happy New Chinese Year au Harbin Ice Festival

新年快乐!
Ce 19 février nous fêtons le nouvel an chinois. Nous entamons donc l’année du Mouton, et plus précisément l’année du Mouton en bois vert qui vous apportera Bonheur et Chance, rien que ça.

Pour célébrer l’événement, MUES dégote le festival chinois le plus cool du moment : le Harbin Ice Festival.
Ce festival annuel se déroule en ce moment dans la province glaciale de Heilongjiang et déploie pour la 31ème édition des sculptures de glace monumentales.

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A regarder sur un fond sonore approprié.

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Koons : génie ou imposteur ?

Après la très remarquée exposition du château de Versailles où régnait un contraste surprenant entre ornementations royales et oeuvres d’acier, Koons revient dans le paysage français avec une rétrospective de ses oeuvres au Centre George Pompidou.

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Son oeuvre faite de démesure est à l’image de sa vie et ne manque pas de soulever les passions.
Jeff Koons naît en Pennsylvanie puis entame une première carrière de courtier à Wall Street. Là bas, le jeune homme se compose une jolie fortune qui lui permet de réaliser ses ambitions artistiques les plus folles. Il épouse Ilona Anna Staller, une actrice porno sulfureuse avec qui il aime se mettre en scène dans les magazines people.

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Sa carrière décolle, mais Koons ne créé pas, Koons délègue.
Il trouve une idée et la fait produire à la chaîne grâce à une centaine d’assistants professionnels de son atelier de Chelsea. Récemment, son mariage éclate et sa carrière est salie par une accusation de contrefaçon avec l’oeuvre Fait d’hiver.
Koons est sans nul doute l’artiste le plus controversé du moment.

Ses détracteurs vous diront que ses oeuvres sont vulgaires, qu’elles ne sont porteuse d’aucun message ni d’aucune lecture. Qu’elles sont aussi froides et hermétiques que leur matériau en inox.
Koons, un artiste pompier hissé au sommet par l’absurde surenchère du marché de l’art.

D’autres au contraire, liront en lui la vision d’un artiste néo-pop guidé par une âme d’enfant et cherchant la jubilation primitive par le grand et le brillant. Il apprivoise l’acier, glorifie l’objet de consommation et embrasse le rêve américain avec optimisme sensuel et rococo. Ils l’érigeront en maître du kitsch, maître incontesté de la culture populaire à l’expression décomplexée.

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Alors, Koons. Génie ou imposteur ?
Faites-vous votre propre opinion sur ces oeuvres inclassables …

C’est au Centre Pompidou à Paris et c’est jusqu’au 27 avril 2015.

△ Amour △

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